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Pourquoi pailler vos plantations ornementales ou vos cultures potagères ?

De beaux végétaux ? Un bon paillage !

Même si cela constitue un budget supplémentaire (ne le nions pas !),  pailler est essentiel au jardin.

Et cela pour plusieurs (très) bonnes raisons :

  • Le paillage améliore la rétention de l’eau du sol et permet une diminution voire une suppression des arrosages s’il est suffisamment épais.
  • La nature a horreur du vide, il faut donc « occuper » le terrain si l’on ne veut pas qu’il soit colonisé par des indésirables. Le paillage permet de supprimer les travaux de désherbage. En effet, les adventices s’implantent très difficilement sur un épais paillis, et quand elles y arrivent, elles sont particulièrement faciles à enlever.
  • L’absence de désherbage conduit à une suppression des interventions humaines (pas de griffage superficiel ni de bêchage profond du sol, aucune utilisation d’herbicides) ce qui est bénéfique pour la micro-faune du sol. Cela maintient une activité micro-biologique (aération du sol grâce à l’action des vers de terre, entre autres) indispensable au bon équilibre physico-chimique du sol. A l’image des sols forestiers, la terre se débrouille très bien toute seule pour trouver son niveau d’équilibre lorsque l’homme n’intervient pas !

Il existe plusieurs types de paillage qui possèdent tous des qualités différentes, à utiliser selon les circonstances.

Le paillage particulaire correspond à des éclats ou particules  de différentes origines :

  • Minérale comme la pouzzolane (roche volcanique), l’ardoise, les gravillons, graviers, galets de toutes sortes. L’avantage : sa mise en place est quasiment définitive. L’inconvénient : ils n’apportent pas de matière organique au sol et peuvent avoir un aspect un peu « froid ».
  • Organique comme l’écorce de pin, les éclats de bois de feuillus, le fibralgo, les paillettes de lin, les cosses de cacao, le BRF (Bois Raméal Fragmenté), les déchets de tonte. L’avantage :ils apportent de la matière organique au sol. L’inconvénient : il faut en rajouter régulièrement (tous les ans à tous les deux ans), car ils disparaissent ou sont dispersés par les oiseaux (budget plus important sur la durée).

Tous ces paillages particulaires doivent être installés avec une épaisseur minimum de 5 cm pour être efficaces.

Le paillage sous forme de film, toile ou bâche:

  • Plastique comme la bâche verte tissée (perméable à l’eau), peu écologique car non dégradable, elle reste néanmoins utile pour le paillage des talus. Il convient de l’enlever au bout de quelques années. A éviter absolument, les films plastiques noirs imperméables à l’eau.
  • Organique comme la toile de lin ou de coco. Ces toiles sont biodégradables en deux à trois ans. Inconvénient : leur aspect peu esthétique lorsqu’elles se dégradent.

Il existe des alternatives au paillage, ce sont les plantes couvre-sol. Il en existe de nombreuses variétés qui rendent énormément de services et créent des scènes végétales particulièrement intéressantes et esthétiques.

En conclusion, le paillage constitue un budget supplémentaire à l’achat, mais à terme, un gain de temps et d’argent indiscutable.