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La France occupe depuis des années la triste première place au palmarès des pays européens utilisateurs de produits phytosanitaires, une loi va peut être changer la donne !

Un progrès écologique notable

Le 23 janvier 2014 le Parlement a adopté une proposition de loi interdisant l’utilisation d’herbicides, pesticides et autres fongicides dans les lieux publics, les espaces verts, les parcs ou les lieux de promenades ouverts au public. Une belle avancée qui sera effective et obligatoire à partir de 2020 dans les lieux publics et en 2022 chez les particuliers où la détention de produits phytosanitaires sera interdite. Sachant que plus de 45% des jardiniers amateurs utilisent ces substances en respectant les dosages et les précautions d’emploi de manière fort aléatoire, la mesure devrait permettre de réduire les pollutions diverses émanant de ces pratiques.

Les produits phytosanitaires : un danger réel

En juin 2013, une expertise de grande envergure menée par l’institut national de la santé et l’Inserm mettait en avant les dangers réels des pesticides sur la santé des professionnels les utilisant régulièrement. Une forte présomption de lien entre leur usage et le développement de certains cancers, troubles de la motricité ou apparition de la maladie de Parkinson a été ainsi démontrée.

Du temps pour s’adapter

Certes ces dates paraissent bien lointaines mais elles ont été calculées pour permettre aux collectivités d’apprendre de nouvelles techniques et de former leurs agents à des pratiques plus respectueuses de l’environnement.

Notons que certaines d’entre-elles comme Rennes, Versailles ou Nantes appliquent déjà une politique de gestion écologique de leurs espaces verts, préférant l’utilisation des désherbeurs thermiques ou manuels comme la bonne vieille binette. Suivant le plan « Ecophyto » lancé en 2008 au Grenelle de l’environnement, ces municipalités ont pris le pari de réduire l’usage des produits phytosanitaires de 50% d’ici 2018, certaines avoisinant déjà un taux record de 95%.

Les industriels auront quant à eux quelques années pour proposer des produits alternatifs, plus naturels et moins dangereux, que professionnels et amateurs pourront alors adopter, à moins qu’ils ne fassent le choix de se tourner vers des moyens de culture plus en accord avec les cycles naturels et respectueux des écosystèmes, base de tout équilibre naturel.

Une belle avancée oui mais…

Ce texte de loi constitue une belle avancée environnementale mais le chemin est encore long sachant que la France reste le premier pays utilisateur d’Europe de produits phytosanitaires notamment dans le domaine de l’agriculture qui compte pour 90 % dans la balance des épandages de ces produits. Ne reste qu’à espérer une prise de conscience générale mettant de côté les enjeux économiques au profit de la santé publique.

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