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Christen Christiansen Raunkiær (29 mars 1860 – 11 mars 1938) est un botaniste danois, inventeur d’un système de classification écologique des plantes, appelé système de Raunkiær. Cette classification originale, qui vient compléter la nomenclature binomiale de Linné, organise les végétaux selon le positionnement de leurs organes de survie (en particulier les méristèmes de croissance) pendant la période hivernale.

Raunkiær travailla à l’université de Copenhague où il fut assistant scientifique au jardin botanique et au muséum botanique de 1893 à 1911, puis professeur de botanique de1912 à 1923.

Géophyte

L’idée de classer les végétaux selon leur organisation avec l’environnement est déjà évoquée en 1807 par le naturaliste Alexander von Humbolt et à sa suite par Eugenius Warning.

Raunkiær propose en 1904, lors d’une conférence à la société naturaliste danoise, sa classification écologique des plantes. Il la complète en 1934 et aboutit au système que l’on utilise aujourd’hui.

A – les végétaux dont le système végétatif est persistant pendant la mauvaise saison (phanérophytes, chaméphytes, hémicryptophytes, géophytes ou cryptophytes, hydrophytes, hélophytes, épiphytes)

B – les végétaux qui passent la mauvaise saison sous forme de graine (thérophytes), communément appelées plantes annuelles.

C – les végétaux dont le système végétatif est persistant le premier hiver, puis passent le second hiver sous forme de graines (hémicryptophytes ou géophytes la première année, puis thérophytes la seconde), communément appelées plantes bisannuelles.

 

Groupe A :

  • Phanérophyte, les feuilles tombent ou non et les zones les plus sensibles (méristèmes) sont protégées par des structures temporaires de résistance : les bourgeons. Arbres ou arbustes dont les bourgeons se trouvent en hiver très au-dessus de la couche de neige (cela valait pour la Scandinavie), c’est-à-dire à plus de 25 à 40 cm au-dessus du sol et qui assurent la protection de leurs bourgeons contre le froid en les entourant dans des enveloppes.
  • Chaméphyte (ou chamaephyte), les feuilles tombent ou non, les bourgeons les plus bas bénéficient de la protection de la neige (NMN : niveau moyen de la neige). Arbustes de moins de 50 cm de hauteur et censés se retrouver, en hiver, sous la couche de neige protectrice… Les bourgeons des chaméphytes sont aussi protégés par des enveloppes.
  • Cryptophyte (ou géophyte), ces plantes passent la période froide protégées par le sol, la partie aérienne meurt. Les bourgeons sont souterrains (plantes dont les tiges souterraines sont des rhizomes, des tubercules ou des bulbes).

Ce groupe comprend également :

  • des hydrophytes ou plantes aquatiques,
  • des hélophytes ou plantes herbacées amphibies, essentiellement des ceintures autour des étangs, des marais, des tourbières ou des rives des cours d’eau,
  • des épiphytes ou plantes vivant sur d’autres plantes.

Groupe B :

  • Thérophyte, (plantes annuelles) ces plantes passent l’hiver à l’état de graine, l’ensemble de la plante meurt. Plantes annuelles qui survivent à l’hiver sous forme de graines.

Groupe C :

  • Hémicryptophyte, stratégie mixte qui combine celle des géophytes et des chaméphytes. Les bourgeons, au ras du sol, sont enfouis dans des rosettes de feuilles (pissenlits, plantains, iris, etc.)

 

Sources de la biographie: http://bioeco.free.fr/schemas/autecolo/raunkier.htm ; http://www.univ-ubs.fr/ecologie/phanerophytes.html ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Christen_Christiansen_Raunki ; http://www.blogg.org/blog-50595-date-2006-10-25-billet-classification_des_types_biologiques_de_raunkiaer_-462897.html#.UHlHYhhQWcs